jeudi 26 décembre 2019

Connaître son métier



«La plus grande immoralité c’est de faire un métier que l’on ne connaît pas » (Napoléon).

Où monsieur Emmanuel Macron a-t-il appris le métier de chef des Armées que lui confère la Constitution ? À l’ENA ? Non ! Dans la banque Rothschild ? On peut en douter. Lorsqu’il était ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique ? Il est fort à parier qu’alors les questions de Défense ne lui sont apparues qu’à travers le poids du budget qui leur était consacré.

Pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, le chef de l’État n’a eu, semble-t-il, avant de le devenir, aucun contact avec la chose militaire si ce n’est à travers quelques échanges avec monsieur Le Drian et son équipe de conseillers… À l’heure où un débat est ouvert sur le rétablissement d’une forme quelconque, qui reste à définir, de service national universel qui impliquerait les armées et qui fut sans doute suggérée, bien imprudemment, au candidat Macron par l’un de ces conseillers, ne conviendrait-il pas d’abord de réfléchir au moyen de donner à nos élites une instruction militaire minimale ?

Sous la Ve République, précisément, a existé, jusqu’en 1972, l’obligation pour les élèves de certaines grandes écoles, en particulier d’ingénieurs, de recevoir, dans le cadre de leur scolarité, une instruction militaire obligatoire, en abrégé une IMO. Ceux qui la recevaient, et qui de ce fait, étaient désignés sous le titre d’IMO, voyaient inscrite à leur emploi du temps une demi-journée d’instruction militaire par semaine qui leur était délivrée in situ dans leur établissement par des cadres des armées ou lors de visites dans des unités militaires. Ils devaient en outre, lors de leurs vacances scolaires d’été, effectuer une «période militaire» de trois semaines. Ces IMO effectuaient ensuite leur service militaire en suivant un stage en école d’application puis en étant affectés dans les unités comme sous-lieutenants. Il est urgent d’appliquer à nouveau aujourd’hui ce principe, sous une forme atténuée, en insérant, au minimum et systématiquement dans les programmes des élèves des grandes écoles, pas seulement scientifiques mais aussi du type Sciences-Po et, au premier chef de l’ENA, un certain nombre de conférences consacrées au monde de la Défense et faites par des militaires, et en organisant des séjours dans les unités des trois armées.

Plutôt que de vouloir instituer un service obligatoire et qui se voudrait universel mais dont on voit bien qu’il s’adresserait d’abord aux plus démunis (comme c’était d’ailleurs devenu le cas du service militaire avant sa suspension) car, fort heureusement et pour reprendre les termes du candidat Macron, tous les jeunes Français ne sont pas désocialisés, en difficulté ou illettrés, il conviendrait plutôt de faire prendre conscience à nos élites des enjeux en matière de Défense de telle façon que, en situation de responsabilité, ils prennent des décisions en connaissance de cause.




mercredi 18 décembre 2019

La constitution


Comme l'avait écrit Michel Debré dans la "mort de l’État républicain", le "mode de scrutin fait la démocratie ou la tue".

Changer de constitution changerait-il la donne ?...

Il serait temps d’y songer. Actuellement, on choisit un président mis  en avant par les médias et autres bien-penseurs. Après, il faut impérativement lui donner une majorité pour pouvoir gouverner et mettre en places son programme et ses promesses que beaucoup d’électeurs ne savent même pas décrypter...
On voit très bien le dirigisme de cette institution qu’est la cinquième République.

Les Médias ont pris l’habitude de mettre en avant des sujets pour vendre leurs papiers (même s’ils sont virtuels), un marketing bien rodé qui ne souffre pas de variantes.
Il suffirait juste d’inverser les élections. Commencer par les législatives, reflet des préférences régionales, donc près de chez nous et on aurait un résultat différent. Plus besoin de trouver une majorité à un chef, mais un chef pour une majorité, la nuance est de taille et vaut qu’on s’y intéresse !
On pourrait même faire l’économie d’une élection, les députés choisissant eux-mêmes leur chef…

Et tant qu’on est sur la réforme en changeant de constitution, il serait judicieux de revoir les indemnités de nos chers (très chers) élus à la baisse !
Faire le ménage est plus qu’urgent car les mauvaises habitudes se sont enracinées et sont devenus des privilèges.

Un peu d’histoire ?
C’est dans le sillage de la prise de la Bastille du 14 juillet 1789 qu’a eu lieu une certaine abolition des privilèges dans la nuit du 4 au 5 août 1789. Cette abolition a été  votée par la toute nouvelle Assemblée Constituante…

Que dire des salaires attribués aux hauts fonctionnaires (dont certains sont coiffeur particulier de Mr Untel).

Surtout, ne pas oublier au passage de mettre fin aux privilèges exorbitants des anciens présidents de
la République dont ils disposent à vie ! (les présidents rajeunissent, leurs privilèges rallongent !). Imaginer Macron partant en retraite en 2022, à l’âge de 44 ans ce qu’il coûterait à la collectivité ! Giscard, en retraite depuis 1981 (38 ans), Sarkozy depuis 2007, Hollande 2017. Si Giscard est âgé, les autres paraissent en pleine santé !

Qui aura le courage de se présenter à la magistrature suprême en affirmant « je vais changer tout ça ! »





dimanche 15 décembre 2019

Michel Teston


né le à Antraigues-sur-Volane (Ardèche) il fut sénateur de l'Ardèche de 1998 à 2014 et président du Conseil général de l'Ardèche de 1998 à 2006.
Conseiller général socialiste du canton d’Antraigues-sur-Volane, il a été élu président du Conseil général de l'Ardèche en 1998 (réélu en 2001 et en 2004), dont il démissionne en mars 2006. Son successeur est Pascal Terrasse, son ancien 1er vice-président.
Il a été élu sénateur (PS) de l'Ardèche le . Il est réélu le au premier tour, recueillant 53,58 % des suffrages exprimés. Il n'est pas candidat à sa succession lors des élections sénatoriales de septembre 2014.
Ancien administrateur de Télédiffusion de France (TDF) pour la région Centre-Est, il est considéré par ses pairs comme un expert des télécommunications et des nouvelles technologies. À ce titre, il a présidé de 2004 à 2006 la commission Technologies de l'information et de la communication de l'Assemblée des départements de France (ADF), tout en étant membre du bureau de l'ADF.
Michel Teston suit par ailleurs, les questions économiques. Il est membre de la mission parlementaire Désindustrialisation des territoires et a siégé à la commission mixte paritaire sur l'interdiction des gaz de schiste. Enfin, le groupe socialiste du sénat l'a désigné comme chef de file, pour les questions postale et de transport.
En 2014, il a été le rapporteur de la réforme ferroviaire au Sénat (Loi n°2014-872 du 4 août 2014 portant réforme ferroviaire). Cette loi, dont Gilles Savary était le rapporteur à l'Assemblée Nationale, régit le fonctionnement de la SNCF du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2019.
Dans le cadre de la mission sur la sécurité nucléaire, il a participé à l'inspection des centrales de Nogent-sur-Seine (Aube) et du Tricastin (Drôme).
Le sénateur Michel Teston plaide également en faveur de la limitation du cumul des mandats politiques et fonctions électives.
Il est, par ailleurs, le petit-fils d’Édouard Froment, député (SFIO) de 1932 à 1951 et président du Conseil général de l'Ardèche. Le 10 juillet 1940, ce dernier fit partie des 80 parlementaires votant contre les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en janvier 2017.
(Olivier Dussopt, Secrétaire D’État auprès du Ministre de l'Action et des Comptes publics, a été attaché parlementaire de Michel Teston de 2002 à 2006 sans jamais avoir travaillé).

samedi 14 décembre 2019

Laurent Ughetto, quel programme !

Laurent Ughetto

conseiller Départemental, ex-Président du Département
État civil
Né le 25/02/1968 à Vallon-Pont-d'Arc
Profession : Gérant de camping
Canton : Vallon-Pont-d'Arc
Élections
  •  16 mars 2008
  • 29 mars 2015



Un vrai bonheur d’être au camping après des mois de travail acharné au service des Ardéchoises et Ardéchois. Peut être que maintenant il faut m’occuper avec mon frère mes parents et mon fils ainsi que toute l’équipe , des campeurs, amis et visiteurs depuis 29 ans.




Vote du budget primitif 2022 au Département : 
🎥 Laurent Ughetto revient sur les annonces faites sur la santé 🩺
❌ Rien de nouveau ! Tout ce que propose la majorité d’Olivier Amrane existait déjà lors de notre mandature !
⁉️ Et le salariat des médecins ? La réponse floue du Président Amrane laisse à penser que ce sera la Région qui décidera pour l’Ardeche ! Oui c’est bon
Avec Hervé Saulignac Pascal Terrasse Christine Malfoy Ronan Philippe Laurence Allefresde Michel Villemagne Bernadette Roche Christelle Reynaud Christophe Vignal Olivier Peverelli Elvire Bosc Sandrine Chareyre Jérôme Dalverny Sylvie Dubois
 








Un samedi sur les routes ardéchoises :
 
D’abord à Vernoux en Vivarais pour l’inauguration de la nouvelle piscine en présence de Malia Metella - OLY, championne olympique en 2004, qui nous a fait l’honneur de donner le coup de départ du premier plongeon de ce nouveau bassin !
 Ensuite à Lamastre pour une autre inauguration, celle de la résidence Les Bords du Doux au sein du centre hospitalier Élisée Charra.
D’importants travaux ont été menés pour le confort des usagers et des professionnels de santé. C’est désormais dans des locaux adaptés et rénovés que nos aînés continueront d’être accueillis.
Que ça soit pour le sport, là santé ou l’accompagnement dans le grand âge, le Département de l'Ardèche est à vos côtés et fier de financer ces projets essentiels pour les territoires !
Maintenant direction Vallon Pont d’Arc pour célébrer avec les sapeurs pompiers la sainte Barbe !
Après une année éprouvante pour les Sapeurs-Pompiers de l'Ardèche, j’ai eu le plaisir de fêter avec eux la sainte barbe avec eux ce matin à Privas. Le Département de l'Ardèche a répondu présent face aux sécheresses, inondations, neige et bien sûr le séisme qui a frappé l’Ardèche en donnant au SDIS les moyens humains et financiers nécessaires.
Après être allé à la rencontre de l’équipe des pompiers du Teil et du Secours Populaire Le Teil hier matin avec Olivier Peverelli, Sylvie Dubois et Sandrine Chareyre nous avons pu fêter leur sainte patronne et les remercier pour leur engagement sans faille toute l’année.
Hier jai aussi pu me rendre à Vogüe pour l’inauguration du nouveau pôle regroupant mairie office du tourisme et agence postale. Un projet que le Département a bien évidemment contribué à financer pour le développement du village.
Puis à Aubenas, j’ai animé une réunion sur la transition écologique. Une thématique plus que jamais cruciale pour l’avenir de notre territoire.
Le Département de l'Ardèche a répondu présent face aux sécheresses, inondations, neige et bien sûr le séisme qui a frappé l’Ardèche en donnant au SDIS les moyens humains et financiers nécessaires.
Après être allé à la rencontre de l’équipe des pompiers du Teil et du Secours Populaire Le Teil hier matin avec Olivier Peverelli, Sylvie Dubois et Sandrine Chareyre nous avons pu fêter leur sainte patronne et les remercier pour leur engagement sans faille toute l’année.
Hier jai aussi pu me rendre à Vogüe pour l’inauguration du nouveau pôle regroupant mairie office du tourisme et agence postale. Un projet que le Département a bien évidemment contribué à financer pour le développement du village.
Puis à Aubenas, j’ai animé une réunion sur la transition écologique. Une thématique plus que jamais cruciale pour l’avenir de notre territoire.
Ce lundi 2 décembre, le conseil départemental de l’Ardèche se réunit en assemblée plénière pour voter sa troisième et dernière décision modificative du budget.
Une séance qui sera marquée par le séisme du 11 novembre 2019, qui a durement touché les Ardéchois, et plus particulièrement les habitants du Teil, de Viviers, de Saint-Thomé et d’Alba-la-Romaine. Cette décision modificative est l’occasion pour le Département d’apporter toute l’aide financière, matérielle et humaine aux habitants et communes concernés.
La DM3 de l’exercice 2019 prévoit quelques ajustements en dépenses et en recettes, sans modifier fondamentalement les équilibres du budget. En effet, l’exécution budgétaire 2019 est globalement conforme aux crédits votés au budget primitif 2019, les ajustements proposés aboutissant à une baisse globale des inscriptions de 33 k€.
Cette décision budgétaire porte de nouvelles inscriptions en dépenses de fonctionnement pour 984 k€
Les dépenses d’investissement diminuent de 1,017 M€ du fait de l’ajustement de nos inscriptions en fonction des possibilités de réalisation d’ici la fin d’année avec en particulier une diminution des inscriptions portant sur les travaux dans les bâtiments. Le niveau d’inscription restant cependant très élevé sur l’ensemble de l’année 2019 avec 81,5 M€ traduisant la volonté de notre Département de soutenir l’investissement sur son territoire.
au titre principal des subventions exceptionnelles allouées à la commune du Teil et en direction des familles victimes du séisme pour un total de 0,4 M€ et au SDIS au titre de ses interventions dans le cadre du séisme et des feux de forêts du printemps et de l’été 2019 pour un total de 0,7 M€.





dimanche 8 décembre 2019

Le mariage du Gard et de l’Ardèche

 Les communautés de communes De Cèze Cévennes (Gard) et Pays des Vans (Ardèche) ont décidé d’unir leurs forces. Ce jeudi matin, les deux collectivités ont signé un protocole de coopération à Saint-Paul-le-Jeune.

Les communautés de communes De Cèze Cévennes (Gard) et Pays des Vans (Ardèche) ont décidé d’unir leurs forces. Ce jeudi matin, les deux collectivités ont signé un protocole de coopération à Saint-Paul-le-Jeune.

Les liaisons naturelles entre les deux départements existent depuis toujours : le Gard et l’Ardèche sont baignés par les mêmes cours d’eau – la Ganière par exemple –, traversés par la même voie de chemin de fer et sont aussi le point de chute, à la belle saison, de nombreux touristes. Rien de plus naturel donc, pour les élus, d’officialiser ce « lien » afin de mener avec plus de force des ambitions communes et structurantes pour le territoire.
Les deux communautés de communes, « rescapées » de la loi Notre, restent tout de même très attachées à leur indépendance. « Nous nous sommes battus pour ne pas fusionner avec d’autres intercommunalités, souligne le président du Pays des Vans, Jean-Paul Manifacier. Mais rester seul ne veut pas dire de ne pas travailler avec les autres. » Les Cévennes gardoises et ardéchoises, par leur patrimoine et leur histoire en partie similaires, semblent avoir facilement trouvé un terrain d’entente pour renforcer leur attractivité.
Le projet le plus attendu est certainement celui d’une voie verte qui devrait être aménagée sur l’ancienne voie de chemin de fer, entre Gagnières (Gard) et Saint-Paul-le-Jeune (Ardèche). « Elle permettra d’irriguer ensuite de nombreux sites du département grâce au réseau de voies secondaires », explique Olivier Martin, président de la Communauté de communes De Cèze Cévennes. « Les études ont commencé et les travaux devraient débuter à la fin de l’année ».
Autre désir commun : le développement de la filière bois. « Nos forêts de pins maritimes sont un atout que nous n’exploitons pas encore », estime Jean-Paul Manifacier. « Aujourd’hui, poursuit Olivier Martin, nos entreprises locales font venir le bois de l’extérieur. L’idée, grâce à ce partenariat avec le Pays des Vans, c’est de transformer et vendre nos ressources forestières localement. De plus, cela participe à la lutte contre les incendies ».
Enfin, d’autres actions devraient être engagées sur le tourisme de manière à promouvoir réciproquement les Cévennes gardoises et ardéchoises, ou encore sur la culture via l’école de musique communautaire De Cèze Cévennes.

samedi 7 décembre 2019

Hervé Saulignac - Député de l'Ardèche

Bonjour. Qui êtes-vous ? Quels sont vos réseaux ?
J’ai 48 ans, une famille que l’on dit recomposée avec quatre enfants en tout. Ça fait une belle tribu et j’aime ça. Je suis le fils d’un boucher charcutier et d’une infirmière de l’hôpital public. J’ai l’Ardèche qui coule dans mes veines. Je me méfie des réseaux. Ils sont enfermants. S’agissant des réseaux sociaux, le jour où je quitte la politique, je les quitte aussi. Mais pour le moment, ils me sont utiles notamment pour rendre des comptes ou prendre des positions.
Vous avez été conseiller départemental, conseiller régional, député. Un «cursus d’un ancien temps», dirait Macron…
Oui, complètement. On peut aussi dire que je me suis formé quinze ans avant d’arriver à l’Assemblée. C’est sûr que je n’ai pas envoyé mon CV et gagné ma place au palais Bourbon en posant avec Emmanuel Macron sur l’affiche. J’y suis arrivé comme un grand, par mon travail. Et je continue à tenir des permanences, recevoir des particuliers, faire les marchés. A l’ancienne.
Quand vous étiez petit, vous rêviez de devenir qui ?
Guitariste dans le groupe Téléphone ou le groupe Trust. Sinon, Tabarly qui rentre au port en héros et se jette dans les bras de sa femme. Ou bien encore Albator. J’ai pas mal rêvé, vous voyez.
De quoi Greta Thunberg est-elle le nom ?
D’un symptôme qui révèle que notre monde souffre de cécité grave. Il refuse de voir la réalité sur le réchauffement, alors il met en scène une gosse pour activer la sensibilité de l’opinion. De ce que dit Greta Thunberg, on sait tout.
Nicole Belloubet a reconnu avoir omis de déclarer des biens immobiliers en 2017. C’est quoi votre pire oubli ?
Il faut quand même avoir beaucoup de biens pour oublier de les déclarer, non ? Moi, j’ai oublié ma fille à la garderie un soir. J’en suis encore pétri de honte.
Au jeu du tu préfères, vous choisissez qui entre Laurent Wauquiez et Gérard Collomb ?
Gérard Collomb… en 1986, quand il faisait campagne pour les législatives en écrivant sur ses affiches : «La retraite à 60 ans, vous y tenez ? Alors votez PS.»


Un Ardéchois, en kayak, a pêché un silure de plus de 2 mètres. Quel record voudriez-vous battre ?
2014-Président du Conseil Général de l’Ardèche
J’aimerais faire un jour 100% aux élections. Mais sans tricher et avec des adversaires, bien entendu. Avoir le sentiment que vous faites l’unanimité, ça doit être le pied. C’est carrément narcissique, je vous l’accorde. Mais je dois avoir besoin qu’on m’aime.
Roger Federer a 38 ans et joue encore au plus haut niveau. C’est quoi le secret de la longévité en politique ?
Je ne suis pas certain que la longévité soit encore possible en politique. Certains vont partir aussi vite qu’ils sont arrivés. Sinon, je dirais l’ancrage local et la sincérité dans ses paroles. Il faut toujours avoir un port d’attache pour se mettre à l’abri par mauvais temps et ne pas tricher avec son engagement parce que ça se voit.
Avec quel adversaire politique vous pourriez partir en vacances, là maintenant ?

Je ne peux pas vous le dire. Ma femme risque de lire l’interview.
Donnez-nous une bonne raison d’être optimiste.
Le CAC 40 a battu son record cet été. Y a de quoi être optimiste, là. Non, je plaisante. En réalité, je ne sais pas trop. Je me rassure en me disant que tant que j’ai un carré de terre et de l’eau, il ne peut pas m’arriver grand-chose. Mais je comprends que pour d’autres, ça ne soit pas simple.
Socialiste, ça rime avec… ?
Idéaliste, humaniste, internationaliste, mais aussi «abnégationniste» en ce moment.

jeudi 5 décembre 2019

Inauguration de la voie Douce


Ce Samedi 30 Novembre 2019, c’était la fête de la Communauté de communes du Pays des Vans en Cévennes pour l’inauguration de la voie Douce reliant Saint Paul le Jeune à Beaulieu (Pléoux). Les maires de communes concernées par cette magnifique réalisation avaient tenu à honorer l’évènement en offrant aux participants un accueil d’une rare qualité !... Café, croissants, pains au chocolat et dans la matinée, des collations bien de chez nous !

Jean-Paul Manifacier Maire
des vans
président de la CDC

Il y avait des vélos électriques à tester pour ceux qui étaient venus à pied mais aussi des marcheurs avec notamment la participation des Caminaïres, association de randonneurs de St Paul.


Raymonde Gauthier
Maire de Saint Paul le Jeune

Thierry Bruyère Isnard
2ème Adjoint de
Saint Paul le Jeune

  il faut saluer l'implication depuis le début de Thierry Bruyère Isnard 2ème adjoint à Saint Paul le Jeune dans ce projet.

Les élus étaient présents également : Jean-Paul Manifacier, maire des Vans et président de la communauté des communes, Laurent Hughetto, président du conseil départemental, Raoul Lherminier et bien d’autres… Le sous-préfet avait tenu à prendre la parole pour saluer l’importance d’un tel ouvrage.

 
Laurent Ughetto
Président du conseil départemental

Raoul Lherminier
Conseiller départemental



des aires de repos jalonnent le parcours
quelques tunnels
La voie surplombant la plaine


 

mardi 3 décembre 2019

ARDECHE Les élus de la majorité départementale appellent à faire grève le 5 décembre



Les conseillers départementaux de la majorité appellent à faire grève jeudi 5 décembre.
« En effet, la réforme des retraites à venir, semble conçue uniquement dans une logique comptable. Les élus de la majorité départementale réaffirment leur attachement à un système de retraite qui met en son coeur la solidarité collective et l’égalité.


Le système de retraite doit intégrer pleinement la pénibilité, les carrières longues et assurer des revenus décents aux « derniers de cordées » », écrivent-ils dans un communiqué.
Plusieurs organisations ont aussi relayé l’appel à la grève en Ardèche dont la fédération du parti socialiste et la confédération paysanne.






lundi 2 décembre 2019

Jean-Paul Delevoye oublie de déclarer ses liens avec le monde de l’assurance

Selon, publié le lundi 09 décembre 2019 à 08h04
Le haut-commissaire aux retraites a omis d'évoquer dans sa déclaration d'intérêts sa fonction d'administrateur dans un institut de formation de l'assurance. 

Une "erreur" qui tombe mal, en plein mouvement contre la réformes des retraites. Dans sa déclaration d'intérêts publiée samedi, le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye a indiqué ses activités passées et actuelles, mais n'a pas précisé qu'il était depuis 2016 administrateur au sein de l'institut de formation de la profession de l'assurance (IFPASS), révèle Le Parisien.

"Ce n'est pas responsable", reconnaît l'intéressé

Un "oubli", selon l'intéressé, qui tombe particulièrement mal puisque le secteur des assurances "est très intéressé par la réforme" des retraites, selon un ancien dirigeant cité par Le Parisien. Fin octobre le directeur général d'AG2R-La Mondiale déclarait au Journal du dimanche que "la réforme des retraites ouvre des perspectives".

"C'est une omission par oubli", a répondu dimanche Jean-Paul Delevoye, qui a expliqué "n'y avoir pas pensé une seconde" au moment de faire sa déclaration. "Je reconnais que ce n'est pas responsable", a-t-il ajouté. Il a précisé exercer "une fonction bénévole" au sein de l'IFPASS. Mais "s'il y a incompatibilité" avec ses fonctions de haut commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye se dit prêt à démissionner de l'IFPASS.

samedi 9 novembre 2019

les régimes spéciaux, qu'en est-il vraiment ?!


A ceux qui jalousent les régimes spéciaux, essayez d’en comprendre les raisons et non les origines…
Il y aurait donc 65% de français qui n’ont rien compris ? Ou sont jaloux ? Ou tout simplement ne veulent pas voir la vérité en face ???
Aucun avantage n’est consenti par un employeur sans contrepartie souvent liberticide.
C’est le cas de tous ceux qui ont des horaires décalés, jour/nuit, fériés…
Le temps du charbon pour les cheminots est très loin et c’est heureux mais le progrès, comme toujours s’est fait au détriment de l’homme pour le profit, l’argent, la compétitivité...
Ainsi, le(s) cheminot(s) qui part(ent) de Dunkerque pour emmener les voyageurs à Marseille ne mettront que quelques heures. Le(s) cheminot(s) qui ont réalisé cette tâche, resteront à Marseille plusieurs jours (en principe trois). Ils ne seront pas payés, devront se loger à l’hôtel et à leur frais (si, si) et ne pourront « vaquer à leurs occupations »
(selon les termes de la loi Jospin qui définit le temps de travail et le sépare de la vie privée)…

Au total, à la fin d’une carrière et au prix de cotisations plus élevées, cela fait beaucoup d’heures non payées et le charbon n’y est pour rien…
Que dire des soignants dont j’étais ? Combien d’heures au chevet du malade, le jour, la nuit, les Week-ends, fériés, jour/nuit ?...
Égalité de traitement ?
Un infirmier travaillant en horaire décalé (mon cas) prenant une semaine de congés et travaillant un week-end sur deux part un lundi et rentre 7 jours après et une absence effective de 7 jours de l’entreprise. Dans cette même entreprise, la secrétaire ne travaillant pas le week-end, partant elle, le Vendredi soir et rentrera le Lundi suivant, soit 9 jours d’absence dans la même entreprise…
Où est l’égalité ?

Certains osent dire « il fallait choisir un autre métier » sans penser que des gens ont des convictions, des valeurs dans lesquelles ils ont foi, ou tout simplement une vocation. Ce qu’ils font pour les autres ne pèserait pas dans la balance ?
Ça fait froid dans le dos !
J’ai pris ma retraite à 60 ans (un des derniers) après 43 ans de cotisation et le préposé m’a dit, « il y a 3 ans c’est cadeaux pour les autres »…
Mais ce débat est trop dirigé, l’individualisme régnant en force dans notre société.

mercredi 6 novembre 2019

l'enfumage univesel


Par idéologie, les Gilets Jaunes se mettent en dehors du système, tout simplement parce qu’ils le refusent.
Mais arriveront-ils à faire bouger les choses de cette manière ?
Ce serait étonnant ! A moins d’utiliser la force, on ne peut faire une révolution avec des « seetings »… Et même en occupant les ronds-points, ils se rendent impopulaires et drainent derrière et bien malgré eux des hordes de casseurs à qui ils offrent un auditoire et une tribune.
Évolution et non Révolution et pourquoi pas Résignation...


Ils n’ont pas voulu en faire trop non plus et n’ont pas bloqué le pays, comme nous l’avions fait en mai 68, grave erreur car au bout d’un an, rien n’a changé et Macron a entraîné la France dans un « grand débat » stérile qui n’a qu’un seul  mérite : enterrer les causes perdues.

 « Si vous voulez enterrer un problème, nommez une commission », disait Clemenceau

Pour Macron, c’est le grand débat !
Combien de temps encore allons-nous nous laisser berner par ces subterfuges ? Stratagèmes de bureau…
On peut se demander quelle stratégie sera adoptée par les Gilets Jaunes, sachant que le Président de la république trouvera la parade de toutes façons, c’est dans sa nature de Golden Boy.

lundi 4 novembre 2019

barrage au FN (RN) et après ???




 De Gaulle en rédigeant sa constitution en 1958 mettait en place un outil fait pour lui. Ses successeurs s’en sont plutôt bien servis ! François Mitterrand disait qu’il s’y trouvait comme dans ses pantoufles.

Pour autant force est de constater que ce fût une erreur et un réel frein au progrès par son archaïsme… On se demande pourquoi des hommes qui se réclament d’un parti de progrès se complaisent dans une constitution vieillotte.

Au-delà des apparences, les maux qui frappent le fonctionnement de nos institutions actuelles sont essentiellement si ce n'est exclusivement dus aux agissements des responsables politiques davantage qu'à des défauts originels et conceptuels de notre texte fondamental.

Toutefois, en dehors de ces comportements, il faut reconnaître que le résultat du premier tour met le peuple de Gauche face à un choix improbable qui n’est pas conforme à leurs aspirations.

Le triste spectacle que nous offrent ces ministres en exercice ainsi que les élus PS qui ont rejoint Macron avant le premier tour sans même soutenir le candidat issu de leur primaire finit de nous convaincre qu’un changement s’impose de toute urgence.

Ségolène Royal en tête et ceux qui s’étaient présentés à nos suffrages avec notre programme ont snobé le candidat issu de la primaire de la Gauche : Benoît Hamon. Ce dernier n’avait pourtant pas démérité en faisant une campagne de terrain qui avait rassemblé un nombre exceptionnel de militants et de français qui aspiraient à ce changement. Il faut dire que ce n’était pas un hasard mais bien la qualité de ses interventions qui en avaient fait LE CANDIDAT de la Gauche.

Parallèlement, Mélenchon avec ses qualités de tribun menait une campagne efficace avec des moyens futuristes débitant avec son hologramme un discours bien rodé dont il faut reconnaître qu’il est bien de Gauche et percutant.
La constitution de 58 offrait la stabilité obtenue par les mécanismes du parlementarisme rationalisé…
Malheureusement, la réforme constitutionnelle de 2008 a déchiré cette logique en restreignant de façon totalement inconsidérée le mécanisme de l'article 49, alinéa 3 de la Constitution qui permet à un gouvernement présidentiel (entendons par là un gouvernement formé par le Président et exécutant fidèlement ses orientations approuvées par le suffrage universel) de mener les réformes nécessaires au pays par-delà les sentiments divergents et les états d'âme des députés de la majorité présidentielle notamment dans le cas d'une majorité relative (gouvernements du second septennat de François Mitterrand) ou d'une cohabitation au sein de cette majorité (Gouvernements Barre) voire d'un éclatement de cette majorité en cours de législature. Désormais, hormis les lois financières, un Premier ministre ne peut actionner cette arme qui impose à l'opposition de faire la preuve de sa cohérence et de sa force numérique en renversant le gouvernement par une majorité absolue des membres de l'Assemblée qu'une fois par session !
Et comme l'avait écrit Michel Debré dans la "mort de l'Etat républicain", le "mode de scrutin fait la démocratie ou la tue".

la France est à feu et à sang !...



Dix huit mois que Mr Macron est président de la République et la France est à feu et à sang !...
Lui qui avait usé d’un habile stratagème pour ringardiser les partis politiques traditionnels, menait grand train en Argentine pendant que le peuple manifestait contre « la violence du frigo vide » !
En dégoûtant les Français de l’appareil politique, il éloignait les électeurs suspicieux à son égard des urnes, s’assurant la victoire à coup sûr et entraînait dans son sillage une bande de jeunes inexpérimentés qui voulaient nous expliquer qu’on n’avait jamais rien compris.
Signalons au passage que depuis 2002, second tour Chirac/Le Pen, on nous rejoue le même scénario : c’est moi ou le Pen (famille ô combien, dangereuse)… A force, cela finira par arriver…
Mais rassurez-vous, Mr Macron arrivera en sauveur pour expliquer aux partis politiques (dont les gilets jaunes ne veulent plus) qu’il ne pense qu’à la grandeur de la France. Peut-être qu’un jour, nous expliquera-t-il qu’au lieu de pain, on peut manger de la brioche !
Avez-vous remarqué la constance dans l’information ? VIOLENCE, maître mot, ajoutez-y le mot RADICALISATION et le travail de sape est parfait.
Seulement voilà, le mal est bien plus profond qu’on ne veut bien nous montrer et ce mouvement, au lieu de s’étioler se renforce. Même les PME (transports, ambulanciers…), s’y mettent. Preuve s’il en est que le mouvement est bien justifié avec des racines multiples qui ne touchent pas seulement le panier de la ménagère.
Écouter le discours de ces « petites gens » qui n’emploient que des mots simples venant du cœur !
un gamin mis en joue !
Le pays brûle et son président fait de la représentation en col blanc. Qu’y avait-il de plus urgent que de répondre à une situation tragique du pays ? Cela montre bien en quelle considération il nous tient, nous, peuple de France.
L’exécutif n’a qu’un seul souci le maintien de l’ordre public avec la bonne santé des forces de Police et de Gendarmerie mise à rude épreuve depuis 18 mois. Tel le médecin qui applique un cataplasme sur une jambe de bois, l’Exécutif va travailler avec acharnement pour endiguer cette vague de casseurs dont il serait temps de comprendre l’origine.
Puisqu’il faut faire un bilan de tant de violences, ajoutons-y les 10.000 grenades lacrymogènes tirées contre le peuple et interrogeons-nous sur celui qui a commencé ainsi que ce rapport de force.
Édouard Philippe avait donné son accord pour manifester sur les champs Élysée mais avait aussi prévu un mur de CRS !...
Mais on peut épiloguer sur cet épisode tragique de l’histoire, la seule issue possible pour sortir de cette crise est un changement de cap que refuse Mr Macron. Combien de temps encore ?
L’heure est grave, très grave… Plus grave encore qu’avant ce  Samedi tragique car le gouvernement, au lieu de tenter une approche humble, garde sa stature hautaine et tente de diluer la colère dans un flot de rencontres toute plus inutiles les unes que les autres.


Notre président (actuel) fait la sourde oreille en jouant un rôle, il risque de le payer cher. 2018 n'est pas 1968...



Alors que, depuis 1958, de Gaulle paraît maîtriser l'ensemble des problèmes français et dominer l'événement, la crise de mai 1968 semble le prendre au dépourvu et le laisser désemparé jusqu'au moment où elle revêt un caractère politique qui menace la survie du régime. Il donne alors successivement une réponse politique à la crise avant de tenter de proposer des remèdes sociaux à ce qui lui apparaît comme une profonde crise de société.

Une crise inattendue et un pouvoir désemparé

Une explosion imprévue telle que de Gaulle l'analyse

  • Elle survient dans un pays prospère, en plein essor, où règne le calme, voire l'ennui.
  • Elle provient de la jeunesse, en particulier de la jeunesse universitaire, angoissée par son avenir et mal préparée à l'aborder par une université coupée des réalités et débordée par la massification de son recrutement.
  • Mais le malaise est plus général : il est lié aux mutations de la société qui accroît les biens matériels mais écrase l'homme dans un engrenage mécanique.
  • Enfin le malaise a été exploité par les groupuscules gauchistes et les syndicats politisés qui ont agi sur une opinion mise en condition par les journalistes et certains milieux intellectuels.

 

Un pouvoir politique débordé mais qui résiste dans la tempête

  • De Gaulle considère que durant une grande partie du mois de mai, il a été impossible d'agir tant la situation était "insaisissable".
  • Aussi s'est-il préoccupé d'assurer l'ordre sans effusion de sang et de jouer l'apaisement.
  • En attendant, le président assume sa charge en exerçant son rôle international par un voyage en Roumanie qu'il juge indispensable malgré les événements.
  • Au total, de Gaulle estime que le gouvernement a rempli son rôle en se montrant solide, déterminé et cohérent autour du chef de l'Etat.

 De Gaulle face à la crise

Si, durant la plus grande partie du mois de mai, le président de la République est resté silencieux en raison du caractère "insaisissable" de la situation, après son retour de Roumanie il prend la mesure de la crise et s'efforce de lui donner des réponses adaptées.

La réponse du 24 mai : les réformes nécessaires

  • Dans sa première intervention publique depuis le début de la crise, de Gaulle privilégie la compréhension à l'égard d'une agitation qu'il attribue au trouble de la jeunesse et aux mutations de la société.
  • Tout en affirmant la volonté du gouvernement d'assurer l'ordre, il juge que la réponse à la crise réside dans des réformes qui mettront en oeuvre la participation.
  • Aussi annonce-t-il la tenue d'un référendum destiné à approuver cette solution, mettant en balance son départ du pouvoir si les Français répondaient négativement.

La réponse des 29-30 mai : du découragement à la reprise en main

A partir du 27 mai, la crise, jusque-là universitaire et sociale, est entrée dans une phase politique du fait de la revendication du pouvoir par l'opposition de gauche qui souhaite la démission du général de Gaulle.
De fait, le 29 mai, de Gaulle disparaît et l'on n'apprendra que le lendemain qu'il s'est rendu à Baden-Baden auprès du Général Massu, commandant des forces françaises en Allemagne. Revenant sur cet épisode le 7 juin dans son entretien avec Michel Droit, il explique ce déplacement par son découragement devant la crise de mai et son intention de démissionner. Mais il n'est pas certain que le but n'était pas d'inquiéter l'opinion et de dramatiser la situation par le risque de vacance du pouvoir.