mercredi 18 décembre 2019

La constitution


Comme l'avait écrit Michel Debré dans la "mort de l’État républicain", le "mode de scrutin fait la démocratie ou la tue".

Changer de constitution changerait-il la donne ?...

Il serait temps d’y songer. Actuellement, on choisit un président mis  en avant par les médias et autres bien-penseurs. Après, il faut impérativement lui donner une majorité pour pouvoir gouverner et mettre en places son programme et ses promesses que beaucoup d’électeurs ne savent même pas décrypter...
On voit très bien le dirigisme de cette institution qu’est la cinquième République.

Les Médias ont pris l’habitude de mettre en avant des sujets pour vendre leurs papiers (même s’ils sont virtuels), un marketing bien rodé qui ne souffre pas de variantes.
Il suffirait juste d’inverser les élections. Commencer par les législatives, reflet des préférences régionales, donc près de chez nous et on aurait un résultat différent. Plus besoin de trouver une majorité à un chef, mais un chef pour une majorité, la nuance est de taille et vaut qu’on s’y intéresse !
On pourrait même faire l’économie d’une élection, les députés choisissant eux-mêmes leur chef…

Et tant qu’on est sur la réforme en changeant de constitution, il serait judicieux de revoir les indemnités de nos chers (très chers) élus à la baisse !
Faire le ménage est plus qu’urgent car les mauvaises habitudes se sont enracinées et sont devenus des privilèges.

Un peu d’histoire ?
C’est dans le sillage de la prise de la Bastille du 14 juillet 1789 qu’a eu lieu une certaine abolition des privilèges dans la nuit du 4 au 5 août 1789. Cette abolition a été  votée par la toute nouvelle Assemblée Constituante…

Que dire des salaires attribués aux hauts fonctionnaires (dont certains sont coiffeur particulier de Mr Untel).

Surtout, ne pas oublier au passage de mettre fin aux privilèges exorbitants des anciens présidents de
la République dont ils disposent à vie ! (les présidents rajeunissent, leurs privilèges rallongent !). Imaginer Macron partant en retraite en 2022, à l’âge de 44 ans ce qu’il coûterait à la collectivité ! Giscard, en retraite depuis 1981 (38 ans), Sarkozy depuis 2007, Hollande 2017. Si Giscard est âgé, les autres paraissent en pleine santé !

Qui aura le courage de se présenter à la magistrature suprême en affirmant « je vais changer tout ça ! »





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