lundi 4 novembre 2019

barrage au FN (RN) et après ???




 De Gaulle en rédigeant sa constitution en 1958 mettait en place un outil fait pour lui. Ses successeurs s’en sont plutôt bien servis ! François Mitterrand disait qu’il s’y trouvait comme dans ses pantoufles.

Pour autant force est de constater que ce fût une erreur et un réel frein au progrès par son archaïsme… On se demande pourquoi des hommes qui se réclament d’un parti de progrès se complaisent dans une constitution vieillotte.

Au-delà des apparences, les maux qui frappent le fonctionnement de nos institutions actuelles sont essentiellement si ce n'est exclusivement dus aux agissements des responsables politiques davantage qu'à des défauts originels et conceptuels de notre texte fondamental.

Toutefois, en dehors de ces comportements, il faut reconnaître que le résultat du premier tour met le peuple de Gauche face à un choix improbable qui n’est pas conforme à leurs aspirations.

Le triste spectacle que nous offrent ces ministres en exercice ainsi que les élus PS qui ont rejoint Macron avant le premier tour sans même soutenir le candidat issu de leur primaire finit de nous convaincre qu’un changement s’impose de toute urgence.

Ségolène Royal en tête et ceux qui s’étaient présentés à nos suffrages avec notre programme ont snobé le candidat issu de la primaire de la Gauche : Benoît Hamon. Ce dernier n’avait pourtant pas démérité en faisant une campagne de terrain qui avait rassemblé un nombre exceptionnel de militants et de français qui aspiraient à ce changement. Il faut dire que ce n’était pas un hasard mais bien la qualité de ses interventions qui en avaient fait LE CANDIDAT de la Gauche.

Parallèlement, Mélenchon avec ses qualités de tribun menait une campagne efficace avec des moyens futuristes débitant avec son hologramme un discours bien rodé dont il faut reconnaître qu’il est bien de Gauche et percutant.
La constitution de 58 offrait la stabilité obtenue par les mécanismes du parlementarisme rationalisé…
Malheureusement, la réforme constitutionnelle de 2008 a déchiré cette logique en restreignant de façon totalement inconsidérée le mécanisme de l'article 49, alinéa 3 de la Constitution qui permet à un gouvernement présidentiel (entendons par là un gouvernement formé par le Président et exécutant fidèlement ses orientations approuvées par le suffrage universel) de mener les réformes nécessaires au pays par-delà les sentiments divergents et les états d'âme des députés de la majorité présidentielle notamment dans le cas d'une majorité relative (gouvernements du second septennat de François Mitterrand) ou d'une cohabitation au sein de cette majorité (Gouvernements Barre) voire d'un éclatement de cette majorité en cours de législature. Désormais, hormis les lois financières, un Premier ministre ne peut actionner cette arme qui impose à l'opposition de faire la preuve de sa cohérence et de sa force numérique en renversant le gouvernement par une majorité absolue des membres de l'Assemblée qu'une fois par session !
Et comme l'avait écrit Michel Debré dans la "mort de l'Etat républicain", le "mode de scrutin fait la démocratie ou la tue".

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